Le Sénégal dans la marche vers l’electrification universelle a enregistré d’ importants progrès.
Aujourd’hui avec un taux d’accès national de 86,2% il se projette d’atteindre le taux de 95%.
C’est ce qu’a déclaré ce jour à Dakar en marge de la table ronde des partenaires, le ministre de l’Energie et du Pétrole Dr Abdourahmane Diouf:« Aujourd’hui, près de la moitié des localités du pays sont déjà électrifiées, soit 12. 683 localités sur 25 725 ».
Dans la même lancée , il a précisé qu’« un quart supplémentaire, soit 6 571 localités, est couvert par des projets actuellement en cours. Leur achèvement, prévu d’ici 2027,permettra de porter le taux de couverture à près de 95 % »,précise-t-il.
Dans cette dynamique le Sénégal accélère sa marche à l’accès universell à l’électricité d’ici 2029.
C’est dans cette perspective que le ministre de l’Energie et du Pétrole ,Dr Abdourahmane Diouf aux côtés du ministre des finances, des partenaires techniques et financiers a tenu cette table ronde des partenaires ce 6 Octobre .
La table ronde est un prétexte saisi pour mobiliser les partenaires à couvrir les « 400 milliards de francs cfa résiduels » selon le ministre Cheikh Biba.
Ces 400 milliards doivent permettre a souligné le ministre Abdourahmane Diouf à « 112 500 ménages soit 974 000 personnes à accéder à l’électricité ».
Ces ménages à desservir sont localisés dans le Nord du pays ,le Sud -Est et la zone Diourbel-Louga où seront injectés respectivement 73,8 milliards ,69,9 milliards et 114,8milliards .
Cette phase d’achèvement se repose sur une gouvernance plus appropriées aux orientations de la vison Sénégal 2050
Sur ce ,le ministre Cheikh Diaba a insisté sur la qualité du financement étant donné que « plus de la moitié des montants signés dans le secteur depuis 2018 provient de banques commerciales » ,c’est pourquoi il a déclaré que cette tendance est à inverser pour la phase d’acheminement.
Dans cette dynamique ,il a invité les partenaires « à privilégier les dons, les prêts hautement concessionnels et les financements mixtes, qui correspondent à la nature d’un investissement social de long terme ».
« C’est aussi une condition de cohérence avec la dynamique de viabilité que nous cherchons à imprimer à notre endettement », a-t-il précise .Mieux,Cheikh Diba a indiqué que « tout
nouveau financement extérieur devra conforter la trajectoire de soutenabilité de la dette qui est un objectif majeur du Gouvernement actuellement ».Ainsi il a fait savoir que « dans cette perspective « la poursuite des investissements dans le secteur de l’énergie pour réaliser l’accès
universel à l’électricité nécessitera une meilleure implication du secteur privé, qui doit prendre le relais ».
Dans la même lancée ,il a fait savoir « nous avons le cadre juridique ainsi que tous les outils et l’ingénierie
requis pour opérer un changement d’échelle ».
Pour y aller sans pour autant compromettre les intérêts des partenaires,le Sénégal s’est doté d’un cadre favorable dont le nouveau Code des investissements, adopté
en 2025, qui « offre un cadre plus attractif : suspension de la TVA et exonération des droits
de douane sur les équipements de production pendant la phase d’investissement,
crédit d’impôt en phase d’exploitation, durée des avantages portée à cinq ans pour les
projets réalisés hors de Dakar et de Thiès, c’est-à-dire là où se situe l’essentiel des 4localités restant à électrifier, régime ouvert aux PME dès 15 millions de francs CFA
d’investissement, et guichet unique entièrement dématérialisé, avec une décision
d’agrément en dix jours ouvrables au plus ».a-t-il précisé.
Face à cette générosité qu’offre le Sénégal ,en contrepartie il attend des
investisseurs des engagements en matière d’emploi local, de sous-traitance avec les
PME sénégalaises et de transfert de technologie »,a déclaré le ministre Cheikh Diba.
Le Sénégal depuis sa dernière table ronde des partenaires en 2021 qui a permis de lever
885milliards de francs CFA à électricité 12 664 localités
AGI