SOUVERAINETÉ ÉNERGÉTIQUE ET ÉCONOMIQUE : LE SÉNÉGAL LANCE SA PREMIÈRE CENTRALE ÉLECTRONUCLÉAIRE 

À travers son référentiel de gouvernance,VIsion Sénégal 2050 ,le Sénégal a clairement exprimé sa volonté d’ « accélérer l’accès universel à l’électricité, industrialiser son économie, transformer davantage ses ressources sur place et disposer d’une énergie abondante, stable et compétitive ».Pour se faire à l’image de la France,il compte développer et exploiter le nucléaire. C’est dans cette perspective que le Ministre de l’Energie et du Pétrole 

Dr. El Hadji Abdourahmane DIOUF a présidé un atelier de haut niveau pour la mise en place du Comité Stratégique et de l’Organe National de mise en œuvre du Programme d’Energie Nucléaire (NEPIO).

Ainsi du  7 au 11 Septembre,des experts ,avec la collaboration  de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), vont réfléchir sur comment  y aller.

Piéce maîtresse de cette transition nucléaire,l’Organe National de mise en œuvre du Programme d’Energie Nucléaire (NEPIO),ne doit pas,selon ministre,Abdourahmane Diouf « être une administration de plus ».Son rôle ,souligne-t-il , c’est « être la tour de contrôle de la préparation de notre programme électronucléaire ».

« Il devra coordonner les administrations, les institutions de régulation, les acteurs du système électrique, les finances publiques, l’enseignement supérieur, la recherche, l’environnement, la sécurité, les collectivités territoriales et le secteur privé »,a -t-il précisé.

Quand au Comité Stratégique , sa mission est d’ « assurer les orientations et les arbitrages de haut niveau, afin que ce programme reste un projet d’État, suivi dans la durée et porté au plus haut niveau de responsabilité » , a -t-il indiqué.

À la fin de cette semaine de travail,le ministre attend disposer :d’

-« architecture de mise en œuvre plus claire, 

-d’une gouvernance plus forte et d’une feuille de route plus opérationnelle. »

À cet effet ,le ministre a insisté sur la « construction  d’un modèle propre  au Sénégal  ,adapté à « notre système électrique, à nos capacités financières, à notre industrie et à nos ambitions de souveraineté ».a-t-il défendu.

Prêt à assurer et assumer son avenir énergétique,  le Sénégal ,en développant le nucléaire civil  refuse  de dépendre exclusivement  « de technologies maîtrisées ailleurs »,il veut batir ses «  propres  capacités » ne pas opposer les sources d’énergie, mais bâtir le mix qui servira le mieux le développement de notre pays »,a rassuré le ministre Abdourahmane qui a  affirmé que : « La décision politique est prise. Notre responsabilité est désormais d’organiser sa mise en œuvre, avec méthode, rigueur et responsabilité ».Sur ce ,le  ministre a tenu a rassuré de l’anticipation du Sénégal sur les défis sécuritaires  avec  déjà une Autorité de Radioprotection et de Sûreté nationale (ARSN) , « la sûreté, et la sécurité,dit-il  seront garanties, la protection radiologique, la protection l’environnement et la non-prolifération seront principes directeurs de chacune de nos décisions ».

Au delà d’une architecture  parfaite,un modèle de gouvernance et feuille de route claire,la mise en œuvre de cette souveraineté énergétique repose essentiellement sur un capital humain fort,compétent .A cet effet le ministre a annoncé que «  nous devons donc commencer maintenant à former les ingénieurs, les opérateurs, les spécialistes de sûreté et de sécurité, les régulateurs, les juristes, les économistes et les chercheurs dont le Sénégal aura besoin demain ».

L’une des questions majeures qui sera au coeur des débats et orientations de cette semaine de travail est : « clarifier l’architecture du futur propriétaire et exploitant de la centrale, ses responsabilités, ses compétences et son articulation avec une autorité de régulation indépendante et crédible », a annoncé le ministre Abdourahmane Diouf.

ADK

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