
L’assainissement des finances publiques est inscrit en priorité majeure pour les nouvelles autorités étatiques qui visent un « Sénégal Souverain, prospère et juste ».
Cette option claire a appelé à de nouvelles réformes.
Selon Abdoul Aziz Lo de la Direction de l’Ordonnancement des Dépenses publiques (DODP:« Les efforts consentis par le Gouvernement sont énormes en vue de rendre performante la gouvernance des deniers publics.
Dans cette dynamique il a évoqué les quatre lois majeures portant sur la création de :l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), la déclaration de patrimoine, la protection des lanceurs d’alerte, et l’accès à l’information ». Militant de la transparence et gouvernance des finances publiques,Abdoul Aziz Lo a affirmé que ces réformes sont d’une importance capitale.Mieux,indique-t-il, « la loi de finances pour l’année 2026 apporte une innovation essentielle en instaurant des plafonds d’emplois par ministère pour maîtriser la masse salariale avec un budget de 7 800 milliards de FCFA, axé sur la souveraineté économique et la traçabilité des dépenses ». Un des leviers clé de ces nouvelles orientations de la gestion des ressources publiques est le contrôle citoyen .Désormais ,la société civile a accès aux documents budgétaires .
La question de la performance budgétaire est succinctement indissociable à une bonne gestion et maîtrise de la dette.
Dans cette lancée le gouvernement a fait de la maîtrise de la dette publique une priorité.



Sur ce , il prône une doctrine de gestion de la dette publique à travers la Stratégie de Gestion de la Dette à Moyen Terme (SDMT) 2026-2028,une rupture avec les années précédentes », a souligné Abdoul Aziz Lo qui a d’emblée précisé que cette doctrine vise « à assainir des finances publiques marquées par un fort endettement ».
« La nouvelle politique d’endettement du Gouvernement adopte une approche de stabilisation et de soutenabilité »,a-t-il affirmé. Dans la même lancée il a dévoilé les objectifs stratégiques pour une bonne gestion de la dette (2026-2028) qui sont entre autres :
• Ramener la dette/PIB à 101 % à l’horizon 2028 :L’objectif est de réduire progressivement la dette qui s’élevait à environ 130-132% du PIB (selon les audits, le ratio de l’État central étant de 119% fin 2024);
• Priorité aux ressources concessionnelles : Le Gouvernement privilégie les emprunts à taux faibles auprès des bailleurs de fonds classiques (banque mondiale, BAD, etc.) plutôt que de se financer à des taux élevés sur le marché financier international.
• Réduire le coût du service de la dette en le stabilisant autour de 4,5% du PIB contre 4,7% en 2024.Mr Lo s’exprimé en marge de l’atelier d’échanges sur la performance budgétaire et la gestion de la dette dans le processus dudgétaire:enjeux ,stratégies de gestion et impacts sur les politiques publiques, une initiative du Réseau Citoyen pour la Transparence Budgétaire (RCTB).
La rencontre vise un dialogue inclusif ,constructif et durable pour une performance effective de la gestion des ressources publiques ,vision fondamentale pour l’atteinte des objectifs de l’agenda Sénégal 2050.La société civile fortement représentée dans toutes sa diversité à l’atelier a vivement apprécié les avancées majeures réalisées par les nouvelles autorités.Toutefois vu le rôle considérable qu’elle joue , elle a plaidé pour son implication de Aà Z dans la gestion budgétaire.
Selon Dr Adoulaye Cissé Directeur exécutif de ENDA ECOP: « Il y’a des choses à améliorer dans l’implication effective des organisations de la société civile dans tout le processus de la chaine surtout aprés l’élaboration du budget »
« Nous avons demandé à ce qu’on ne soit pas juste à la fin du processus », a -t-il plaidé afin de mieux évaluer les ressources allouées.
AKD: