L’ économie africaine peine à relever de sa vulnérabilité fortement accentuée par les conséquences de la pandémie de covid-19 et la guerre en Ukraine.

Pour sa résilience ,depuis 2020 ,elle attend l’accès à la demande de 100 milliards de dollars de réallocation auprès du Fonds Monétaire International car dénonce le Président en exercice de l’Union Africaine : »sur les droits de tirage spéciaux effectivement élaborés, qui se sont donc établis à 650 milliards de dollars américains, l’Afrique n’avait que 33 milliards,33 pauvres milliards de dollars pour toute l’Afrique qui ont été consommés immédiatement.

« Pour renforcer notre résilience face à « l’ampleur des chocs que la COVID a laissés sur nos économies » ainsi que la guerre en Ukraine,cela montrent clairement que nos besoins de financement vont bien au-delà de ce quota » a dit le Président Macky Sall .

Ainsi pour donner  » crédit » à ses arguments il a cité le Fonds Monétaire International : » lui-même estime qu »il faut un financement additionnel de 252 milliards de dollars d’ici 2025 plus précisément pour l’Afrique seulement, alors même que nous n’étions pas encore au début de la guerre en Ukraine », précise-t-il.

« C’est la raison pour laquelle nous avions plaidé, poursuit-il et nous continuons à plaider pour obtenir une réallocation d’une partie des droits des pays riches qui ont d’autres mécanismes et qui ont mis en œuvre ces mécanismes pour faire face à la pandémie, que ce soit les États-Unis, l’Union européenne, tous les autres grands pays, la Chine », a -t-il défendu.

« Nous plaidions pour avoir 100 milliards de dollars jusqu’à présent, ceci est devenu quasiment un mur infranchissable », regrette-t-il.

Face au mutisme des bailleurs, » en réalité, il n’y a pas de réallocation c’est ça la vérité on nous parle maintenant d’une nouvelle émission de dette voilà le problème de l’Afrique, a dénoncé le Président Macky Sall , Président en exercice de l’UA.

Dans la même lancée,le Président Sall a aussi dénoncé « certaines normes de la gouvernance économique et financière mondiale » qui « pénalisent l’accès des pays africains aux sources de financement du développement ».

« Nos économies sont à la fois sous-financéés et mal financéés », a-t-il déclaré. » On est sous financé,a insisté ,le Président en exercice de l’UA.

« il y’a pas assez de financement pour notre développement et le financement est très cher. Il est très mal puisque d’une part, des règles et procédures rigides entravent l’accès des pays africains à des prêts consistants » ,a reproché le président en exercice de l’ UA qui réclame plus de justice et d’équité pour l’Afrique .

Autres ces « régles de procédures rigides » qui constituent en elles mêmes un frein au développement pour le continent, le Président Macky Sall a aussi dénoncé , les taux d’intérêt qu’il a qualifiés insoutenables toujours pour le développement du continent: »les taux d’intérêt sont aussi insoutenables au développement de l’Afrique », a-t-il déclaré. »Nous continuons de payer des taux d’intérêt trop élevés, à cause d’un système inéquitable d’évaluation du risque d’investissement en Afrique », a-t-il souligné.

Face à cette injustice et incohérences, le Président Macky Sall a plaidé pour « un mécanisme de stabilisation financière pour l’Afrique . Ça ne serait que justice rendue , a- t-il soutenu.

AGI

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