GUERRE EN UKRAINE : UNE FLAMBÉE DES PRIX ANNONCÉE JUSQU’ EN 2024

Les conséquences de la guerre en Ukraine se font déjà sentir sur le plan économique.

Ainsi la Banque Mondiale annonce le pire : durant presque deux ans les prix des denrées alimentaires resteront sous pression.

Selon le dernier rapport de la Banque Mondiale intitulé :Markets Outlook publiée par l’institution internationale en charge du développement, « les prix vont se maintenir à des niveaux historiquement élevés jusqu’à la fin de 2024 ».

 Cette nouvelle ossature du marché est corollairement liée à la guerre en Ukraine qui ,précise la Banque Mondiale « a provoqué un choc majeur sur les marchés des produits de base et modifié la physionomie des échanges, de la production et de la consommation dans le monde ».  En conséquence, les tensions sur les prix alimentaires et de l’énergie « pourraient durer plusieurs années », affirme la Banque Mondiale.

Dans la même lancée ,le rapport relève déjà des circuits commerciaux plus coûteux et annonce que la transition vers une énergie plus propre risque même d’être retardée.

« Les prix de l’énergie « vont probablement grimper de plus de 50 % en 2022 avant de baisser en 2023 et 2024 », alors que ceux des biens non énergétiques, notamment les produits agricoles et les métaux, « devraient augmenter de près de 20 % en 2022, puis diminuer également au cours des années suivantes », annonce le rapport.

Pour les produits de bases, le rapport indiqué que : »devraient rester bien supérieurs à la moyenne des cinq dernières années et, en cas de guerre prolongée ou de nouvelles sanctions contre la Russie, ils pourraient devenir encore plus élevés et plus volatils que ce qui est actuellement prévu.

« La hausse des prix de l’énergie au cours des deux dernières années a été la plus importante depuis la crise pétrolière de 1973. Celle des matières premières alimentaires dont la Russie et l’Ukraine sont de grands producteurs et des engrais, dont la production dépend du gaz naturel, n’a jamais été aussi forte depuis 2008 »,souligné le rapport.

IMS

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