

« La porte de la prison peut s’ouvrir en une seconde mais il faut parfois des années pour rebâtir une vie », a souligné ce jour à Dakar le ministre d la justice garde des sceaux maître Moussa Sarr pour mettre à nu la complexité de la réinsertion ,une vie a mener après la prison.Face à cette « traversée difficile », le ministre de la justice garde des sceau qui présidait « la conférence régionale sur la réinsertion sociale et l’accompagnement avant et après la sortie de prison »a indiqué , « c’est pourquoi la préparation à la réinsertion doitcommencer dès l’incarcération, se poursuivre pendant toute la détention et trouver son prolongement après la sortie par des mesures d’accompagnement ».À défaut, poursuit-il , « la personne libérée retombe dans l’isolement, et la récidive guette, au détriment des familles et de la sécurité collective ».


Face à ce défi majeur d’offrir une chance de vivre, d’entreprendre et d’ évoluer avec son environnement l’Administration pénitentiaire a bien voulu prendre en charge cette préoccupation afin de matérialiser la vision du chef de l’Etat qui « a fait du respect de la dignité des personnes détenues une exigence de sa politique pénale ».

C’est dans ce cadre , a fait savoir le ministre « qu’elle a mis en place deux boulangeries de la réinsertion, une unité de production laitière, un centre de formation industrielle, un garage mécanique, des ateliers de couture et une galerie de la réinsertion, qui offrent aux personnes détenues l’occasion d’apprendre un métier et de valoriser leurs compétences ».
Se félicitant de cette approche constructive le ministre a fortement salué la formation des détenus : « Leur formation,
au cœur de vos travaux, conditionne la réussite de toute politique de réinsertion »,s’est-il félicité.
Dans cette perspective il compte mieux faire pour garantir à ses détenus un avenir rayonnant .
C’est dans cet élan qu’il a annoncé , « le Ministère de la Justice nourrit une autre ambition, celle de faire de la détention un temps d’introspection et d’élévation.Car rappelle -t-il « Punir ne signifie donc pas renoncer à reconstruire ».
Dans cette vision constructive portée par le ministre de la justice garde des sceaux,des possibilités sont réservés aux détenus de poursuivre leurs cours : « des discussions seront prochainement engagées avec leMinistère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation pour permettre aux personnes détenues titulaires du baccalauréat de s’inscrire à l’Université numérique Cheikh Hamidou KANE. En outre,un rapprochement avec le Ministère de l’Éducation nationale vise à mobiliser des enseignants au service des candidats aux examens, en milieu carcéral, pour un soutien scolaire », a-t-il annoncé. « La privation de liberté ne doit pas signifier la privation du savoir. », a-t-il ainsi défendu.
Dans le même élan, poursuit le ministre, « des terres situées dans le nord du pays ont été mises à la disposition de la Direction générale de l’Administration pénitentiaire pour y développer la riziculture.Ce projet offrira à celles et ceux qui y prendront part une formation agricole et une perspective concrète d’emploi à leur sortie,a-t-il dit Au delà de ses efforts colossaux déployés pour favoriser l’insertion des personnes après la vie de prison le ministre ,Maitre Moussa Sarr est revenu sur les mécanismes d’aménagement des peines prévus par notre législation, dont « la libération conditionnelle ou le placement sous surveillance électronique, qui souligne -t-il « permettent une transition progressive entre la détention et la liberté ».
Egalement,il convient de souligner « le sursis, la probation, le travail au bénéfice de la société, la dispense et l’ajournement de peine garantis par le Code de procédure pénale, en ses articles 704.
Le ministère a donc invité les magistrats à y recouvrir face à la surpopulation carcérale.Insistant sur la réinsertion,le ministre a rappelé que « La réinsertion est une responsabilité collective, qu’aucune institution ne peut porter seule.
Ont pris par à cette rencontre sur la réinsertion sociale l’Allemagne ,le Maroc, la Tunisie et l’Algérie
AKD