Le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres a réagi au retrait annoncé des États Unis d’une dizaines d’organisations internationales, dont plus d’une trentaine d’entités onusiennes.Il a rassuré ainsi ,que l’ONU continuera de s’acquitter de l’ensemble des mandats que lui confient les États membres.
Le mercredi 7 janvier 2026 le président Trump a signé un décret sur le retrait des États Unis de « 66 conventions et organisations internationales, au motif qu’elles « ne servent plus les intérêts américains ».
Cette décision touche éventuellement 31 agences et entités des Nations Unies à l’image du :
Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), qui soutient la santé maternelle et infantile et lutte contre les violences sexuelles et fondées sur le genre ;
la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC), qui favorise la coopération mondiale face au dérèglement climatique ;
le Fonds des Nations Unies pour la démocratie, qui finance et accompagne des projets de la société civile en faveur de la démocratie ;
d’autres bureaux du Secrétariat de l’ONU basés à New York et ailleurs, notamment ceux chargés des enfants dans les conflits armés et de la lutte contre l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre.
Sur la liste figurent également quatre des cinq commissions régionales de coopération multilatérale des Nations Unies pour l’Asie-Pacifique, l’Asie occidentale, l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes.
35 organisations non-onusiennes sont visées par la décision de Trump .Parmi elles figurent l’Alliance solaire internationale, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Cette annonce fait suite à une série de retraits entamée dès le début de son second mandat en janvier 2025, incluant l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’UNESCO et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Pour les entités des Nations Unies, « le retrait signifie la cessation de la participation ou du financement de ces entités, dans la mesure permise par la loi ».Toutefois, Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire Général des Nations Unies, a rappelé à Washington ses obligations financières auprès de l’organisation. « Les contributions obligatoires au budget ordinaire des Nations Unies et au budget des opérations de maintien de la paix, telles qu’approuvées par l’Assemblée générale, constituent une obligation juridique en vertu de la charte des Nations Unies pour tous les États membres, y compris les États-Unis », a-t-il souligné .
AGI