Le ministre de la justice,garde des sceaux,Maitre Moussa Sarr a procédé au l’ouverture ce matin du
« séminaire international sur le thème : « Lanceurs d’alerte : un
cadre juridique efficient et protecteur des droits » .
Un thème d’actualité qui interpelle nos dirigeants.Sur ce, le ministère a fait savoir que » l’ alerte est un acte de courage avant d’être une question de droit mais surtout de responsabilité »,une responsabilité garantie par la constitution qui nous charge rappelle -t-il « de contribuer à la lutte contre la corruption et de
faire respecter le bien public.’Dèlors la protection de la personne qui alerte demeure pertinente et fondamentale.C’est dans cette optique que le Sénégal qui a clairement exprimé son option pour la tansparence et la
reddition des comptes s’est doté d’une des lois les plus innovantes ,la loi 2025-14 du 4 septembre 2025 portant sur le statut et protection des lanceurs.La loi au-delà la protection accordée aux lanceurs d’alerte offre une bonification de 10% des montants recouverts dont le fonds DABU.
Également,l »a égislation étend la protection à ceux qui l’assistent, (le lanceur d’alerte) à ses parents et alliés du premier degré, ainsi qu’au prête-nom qui signale des biens illicites dont il a la garde,a indiqué le ministre de la justice ,garde des Sceaux Maître Moussa Sarr qui n’a pas manqué de souligner que »cette protection connaît toutefois une limite, sur laquelle, en
ma qualité de Garde des Sceaux, je veux insiste’.dit-il.
« La protection ne peut s’exercer au détriment de la personne
mise en cause, dont la présomption d’innocence et les droits de la
défense demeurent garantis » a-t-il défendu.C’est dans cette lancée qu’il a invité les participants à « définir les contours indispensables à toute législation en la matière, puis d’en tirer une boîte à outils destinée aux parlements et aux gouvernements de l’espace francophone.
En effet pour une meilleure prise en charge de la corruption qui gangrène nos èconomies,le ministre prône une coopération bien renforcée dans l’espace francophone, qui « partage une langue et souvent une tradition juridique, offre un
cadre naturel pour l’approfondir » ,signe-t-il
Cette rencontre de haute portée a regroupé la participation de:
l’Association des Ombudsmans
et Médiateurs de la Francophonie (AOMF) ;
l’Association internationale des
Procureurs et Poursuivants francophones (AIPPF) , l’Association des Médiateurs
des Pays membres de l’UEMOA (AMP-UEMOA) ;
l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et
l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) .
AGI