


Ce lundi 12 Octobre,le ministre de la justice garde des sceaux maître Moussa Sarr a présidé au nom du chef de l’Etat l’ouverture de la 89 session ordinaire de la Commission Africaine des Droits de l’Hommes et des Peuples CADHP.
Cette session qui se tient dans un contexte si particulier marqué par des défis majeurs qui retardent « la
réalisation des droits de l’homme » a été bien saisi par le ministre de la justice ,garde des sceaux ,Maître Moussa Sarr pour replacer la juridiction africaine au coeur des enjeux et urgences de l’heure.



Dans cette perspective le Ministre a appelé les experts à consacrer leur réflexions sur cinq priorités majeures.
La première est la
–la mise en œuvre des décisions et des
recommandations: « Elle suppose un dialogue constant entre les
États et la Commission, conduit dans un esprit constructif et
sincère. Elle exige aussi que le juge national s’approprie la
jurisprudence africaine »,a-t-il défendu .
-la deuxième souligne -t-il est la protection de l’espace civique,dans ce sillage le ministre de la justice ,garde des sceaux a rappelé que la
démocratie a besoin d’un débat public, ouvert et sûr, où les libertés d’expression et d’association sont garanties ».
« Les institutions nationales des droits de l’homme et les
organisations de la société civile y tiennent une place essentielle,car elles relient les engagements internationaux aux réalités
locales. Encore faut-il que leur indépendance, gage de leur crédibilité, soit préservée », a-t-il ajouté.
Le troisième point des recommandations du ministre est accès sur
la justice sociale
et économique.à cet effet il a laissé entendre : « les droits civils et politiques perdent de leur substance
lorsque l’accès à l’éducation, à la santé et à un emploi digne n’est
pas assuré. C’est le principe de l’indivisibilité et de l’interdépendance des droits de l’homme », a-t-il déclaré.
« Cette exigence vaut d’abord pour la jeunesse, poursuit -il «qui doit pouvoir s’exprimer et prendre part aux décisions publiques.C’est dans cet
esprit que « l’Afrique accueillera, et Dakar célébrera », à partir
du 31 octobre, les Jeux Olympiques de la Jeunesse, premier
événement olympique organisé en Afrique .Au-delà de la
compétition, ils donnent corps au droit de chaque jeune aux loisirs
et au sport, que consacre la Charte africaine de la Jeunesse ».
Mieux,le ministre a indiqué que , « l’exigence de justice sociale vaut plus encore dans les situations de conflit. Chaque crise détruit des vies et, avec elles, le droit à l’éducation, à la santé et à la sécurité ».Sur ce il a affirmé que « le respect des droits de l’homme reste le premier rempart
contre l’instabilité
Au quatrième point de ses recommandations,le ministre s’est appesanti sur cette problématique cruciale qu’l’indépendance de la justice,ainsi il a rappelé que « sans juridictions solides, les droits et
libertés ne sont pas protégés »,
« C’est avec cette conviction que le Président de la République a
convoqué, dès son accession à la Magistrature suprême, les
Assises de la Justice, afin de consolider la confiance entre le citoyen et l’institution judiciaire », a -t-il rappelé.
Pour le Sénégal, il a fait constaté que « cette indépendance et la lutte contre l’impunité ne sont pas des concepts abstraits. Elles constituent le socle des droits fondamentaux.
À l’occasion de l’ouverture de cette 89 session ,le ministre de la justice garde des sceaux a vivement recommandé à l’assemblée de se pencher sur les défis nouveaux dont l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux qui souligne -t-il bouleversent nos vies et vont plus vite que
nos législations.
Loin de rester en marge de leur régulation,il prône que « l’Afrique doit y faire valoir ses propres valeurs »Outre ces défis technologiques Maître Moussa Sarr s’est évoqué la question du changement climatique qui déclare -t-« assèche les terres, déplace des
populations et avive les tensions autour des ressources, au Sahel
notamment.Il menace ainsi le droit des peuples à un environnement
satisfaisant, que consacre la Charte ».Plus silencieuse, l’apatridie prive de nombreuses personnes de
l’effectivité de leurs droits.
Sans nationalité, elles n’ont accès ni à l’école, ni aux soins, ni au juge », a-t-il décrié.
AGI