PROJET URBAN SKILLS AU SÉNÉGAL : 2 millions d’eurospour former 600 jeunes aux métiers de la mobilité urbaine

Avec un investissement de 2 millions d’euros, le Sénégal mise sur la mobilité urbaine durable comme levier d’emploi et de compétitivité. Le projet URBAN SKILLS entend former 600 jeunes aux métiers porteurs liés au transport moderne, en phase avec les grands chantiers nationaux (TER, BRT) et l’agenda 2050. Une initiative qui illustre la convergence entre transition écologique et croissance inclusive.  

Le Sénégal vient de franchir une étape stratégique dans la convergence entre transition écologique et développement économique. Le projet URBAN SKILLS, doté d’un budget de près de 2 millions d’euros, a été officiellement lancé le 15 janvier 2026. Objectif : former 600 jeunes issus des 14 régions du pays aux métiers émergents de la mobilité urbaine durable, un secteur appelé à devenir un pilier de l’économie nationale.

Un investissement au croisement de l’emploi et de la transition verte

Dans un contexte d’urbanisation accélérée, notamment dans la région dakaroise, le pays fait face à des défis majeurs : congestion des transports, émissions de gaz à effet de serre et besoin d’infrastructures modernes. URBAN SKILLS s’inscrit dans une logique double : répondre à la demande croissante de mobilité durable et créer des opportunités d’emploi qualifié pour une jeunesse en quête d’insertion professionnelle.Coordonné par l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), le projet ambitionne de bâtir un écosystème de formation et d’insertion professionnelle performant. Les bénéficiaires seront orientés vers des métiers liés aux grands projets structurants tels que le Train Express Régional (TER) et le Bus Rapid Transit (BRT), deux infrastructures phares de la modernisation des transports urbains au Sénégal.

Des partenariats institutionnels et privés au cœur du dispositif

Pour Ouidad Tebbaa, directrice régionale de l’AUF Afrique de l’Ouest, il s’agit d’un projet emblématique : « L’objectif est de former 600 jeunes dans des métiers pensés dans une logique d’adéquation formation-emploi, mais aussi de durabilité et de transition écologique. » L’ANPEJ jouera un rôle central dans l’accompagnement des bénéficiaires, avec trois axes prioritaires : sensibilisation, développement des compétences transversales (soft skills) et insertion professionnelle. Selon sa directrice générale, Syna Amadou Gaye, l’agence accompagnera 300 jeunes dans leur mise en relation avec les entreprises, l’appui à l’autoemploi et l’accès à l’emploi salarié. Les opérateurs du secteur, notamment ceux du TER, ont également confirmé leur engagement à soutenir activement la formation.

Une main-d’œuvre pour l’agenda 2050

Au-delà de l’impact immédiat sur l’emploi, URBAN SKILLS s’inscrit dans une vision de long terme. Le Sénégal projette de développer 2 000 km de lignes de transport d’ici 2050. La constitution d’une main-d’œuvre qualifiée est donc un levier stratégique pour accompagner cette ambition et renforcer la compétitivité nationale.  En ouvrant ses portes aux jeunes de toutes les régions, le projet incarne une approche inclusive où mobilité durable, emploi et développement des compétences convergent. Pour le Sénégal, il s’agit non seulement d’un investissement social, mais aussi d’un pari économique sur l’avenir.

MMS

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